Maison de la communication : Issa Tchiroma Bakary ne prêche pas par l’exemple

Il y a près de deux semaine, le Ministre de la communication dans une de ses sorties médiatique dans Cameroon tribune, affirmait sans la moindre gène que la Commission nationale anti-corruption (CONAC), le Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) du Ministère chargé du contrôle supérieur de l'Etat (MINCONSUPE) et l'Agence nationale d'investigation financière (ANIF) étaient si bien rodée, si efficaces dans leur fonctionnement que l'article 66 de la constitution du Cameroun (...déclaration des biens au début et à la fin de la prise de responsabilité à certaines fonctions...) qu'il n'était plus besoin d'appliquer le fameux article 66.

Aujourd'hui que se pose avec acuité le problème de détournement de fonds dans le cadre du marché de « mise à jour » du siège de la maison de la communication facturée à 200 millions Fcfa et jamais réceptionné par Biyiti bi Essam en son temps, ni par Issa Tchiroma Bakary aujourd'hui, le Mincom tarde à solliciter les enquêteurs, inspecteurs et autres experts des structures suscitées qu'il magnifiait récemment.

En théorie, les 200 millions Fcfa décaissées des caisses de l'Etat aurait dû permettre de réfectionner et réhabiliter le bâtiment situé derrière le Ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation (MINATD), mais également, doter ce dernier d'une salle multimédia, d'une salle de conférence, d'une salle d'accès à Internet, d'un restaurant, des toilettes, d'une cuisine, d'une bibliothèque, de deux grands halls et de bureaux pour ne citer que ces commodités.

L'état du plafond qui laisse à désirer, les murs fissurés par endroit, les raccords approximatifs, la peinture de qualité brouillon et autres éléments actuellement visibles au siège de la maison de la communication ne sont pas de nature à convaincre le plus idiot des camerounais, s'il existe, que 200 millions Fcfa sont passés par là.

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