Le président de Caïman s’en prend à la presse

Après la défaite face à Coton Sport de Garoua au match des quarts de finale aller de la Coupe du Cameroun, le président de Caïman Club de Douala a tenu les médias pour responsable de la dégringolade de sa formation, au sommet de sa méforme en Elite Two.

David Edoube, président du Caïman Club de Douala s'en est violemment pris à la presse ce 8 août 2012 après que son équipe ait perdu une nième fois face à un adversaire. L'occasion était peut-être d'or puisque les Bana Ba Ngando affrontaient dans le cadre d'un match en retard des quarts de finale de la Coupe du Cameroun, Coton Sport de Garoua. Escomptant réitérer le même exploit d'avoir battu l'Union Sportive de Douala, Caïman s'est fait pourfendre sous le score d'un but à zéro.

Après le match, David Edoube s'en est violemment pris aux média. Raoul Foé, journaliste sportif pour Equinoxe Radio et Télé en a principalement payé les frais. Indexé directement, intimidé à la limite, le président des sauriens a pesté un discours dur et sec à son endroit. « C'est à cause de vous que j'en suis là ! Vous venez présenter le coté négatif et c'est tout ce que vous savez faire ! Vous n'encouragez pas l'équipe ! N'importe quoi ! », vociférait-il dans les vestiaires.

Excédé par la colère, le saurien du Wouri qui alors tenait entre ses mains une canne, présentait un visage de diable suffisamment féroce pour dissuader quiconque de le filmer ou de lui tendre un micro. Tellement loquace dans sa fureur contre les média, il aura fallu que Ngando Pickett, mascotte des Lions Indomptables et animateur des Nassara Kamakaï et un autre membre du staff de Caïman viennent le temporiser avec des « Esselè Prési ! Esselè ! (Laisse tomber Président) » pour qu'il revienne un peu à la raison.

Un peu plus tôt, précisément à la fin du match, ce même président s'est livré à une opération théâtrale incompréhensive. Alors que les joueurs quittaient le stade, David Edoube s'est transformé en papa kangourou à l'endroit des siens. Soutenant un footballeur blessé ici, consolant un autre par là, il trouvait assez de place pour lancer aux journalistes : « Là, vous ne filmez pas ! Vous savez seulement montrer ce qui est négatif ! Je prends soin de mes joueurs, moi ! »

Une chose parait sûre, depuis la boude de Caïman envers la presse sportive lors de la rencontre de la Mtn Elite Two ayant opposé Caïman à As Matelots le 28 juillet dernier, la presse semble n'avoir pas encore digéré cet affront. La guéguerre Caïman Club de Douala-Presse Sportive se poursuit...

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