La Convention collective gagne le secteur ferroviaire
Signature mardi à Yaoundé entre le ministre du Travail, les dirigeants et les travailleurs de la Sitrafer.
C'est l'aboutissement d'un processus commencé il y a deux ans. Hier à Yaoundé, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a finalisé une convention collective de l'entreprise de la Société internationale des travaux ferroviaires (Sitrafer). Cette société de maintenance du réseau ferroviaire camerounais emploie en permanence environ 250 personnes. Le 4 mars 2010, suite à l'autorisation du ministre du Travail de l'époque, employeurs, travailleurs, syndicalistes et représentants de l'Etat avaient entamé la démarche pour mettre sur pied cette convention. Hier, ce sont des employés de Sitrafer tout sourire qui assistaient à sa conclusion. Un événement rendu possible grâce à « la sollicitation du personnel, la disponibilité de l'organe dirigeant de l'entreprise et la volonté des autorités camerounaises », selon Jacques Bimai, administrateur directeur général de Sitrafer.
Cette convention collective s'accompagne de nombreux avantages. Il est annoncé entre autres la création au sein de Sitrafer d'une mutuelle d'entreprise, afin d'assurer une meilleure prise en charge des travailleurs. L'un des bienfaits les plus signalés est bien sûr l'introduction des primes des travailleurs. Elles oscillent entre 100.000 et 150.000 F, en fonction des catégories. D'après Grégoire Owona, il est également question d'une revalorisation salariale variant entre 1 et 2% pour les cadres, et de 3 à 10% pour les catégories inférieures. « Cette augmentation du salaire de base tient compte à la fois du taux d'inflation et du taux de croissance du secteur », a souligné le ministre, avant d'exiger aux employeurs de Sitrafer une application immédiate de la convention. Jacques Bimai, patron de Sitrafer, a demandé une extension de cette convention à l'ensemble du réseau ferroviaire.



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