Camair Co : trois avions de plus pourquoi faire entre les mains d’Alex Van Elk?
Alex Van Elk à certes réussi à lancer la nouvelle compagnie nationale aérienne Camair Co, mais le bilan financier catastrophique de la compagnie à sa première année d'exploitation avec des pertes en milliards de Fcfa aurait dû aboutir à son limogeage ; c'est du moins ce qui aurait été fait dans une république normale, en Belgique par exemple ou en occident de manière générale où l'on est démissionné à défaut de le faire soit même quand les objectifs n'ont pas été globalement atteint.
Seulement nous sommes au Cameroun, et l'homme reste visiblement en poste. C'est donc lui qui va piloter la Camair Co pour qui s'ouvre une nouvelle aire avec la flotte de trois nouveaux aéronefs à hélices flambant neuf de type MA60 et de fabrication chinoise d'une capacité de 48 places chacune.
La bonne nouvelle, c'est l'avenant du contrat commercial signé ce mercredi 4 juillet entre le ministre des transports le Pr Robert Nkili représentant l'état du Cameroun, et Xu Bo, le vice-président du fournisseur chinois Avic International Holding qui offre au Cameroun l'un des trois avions, ce qui signifie que seuls deux seront payés.
L'autre nouvelle, sans être mauvaise, c'est la manière donc la Camair Co compte exploiter ces aéronefs. Certes ils sont prévus pour le transport aérien domestique c'est-à-dire pour désservir les lignes aériennes à l'intérieur du pays (Garoua, Maroua salak, Ngaoundéré, Bamougoum, Foumban, etc.) seulement le tout n'est pas de les lancer sur ces lignes
Pour faire plus de fric il conviendra pour la Camair Co, de s'équiper d'avions similaires en quantité, une vingtaine par exemple, afin d'établir des ponts aériens commerciaux entre le sud et le septentrion camerounais, du moins si les capacités techniques le permettent (auquel cas choisir un modèle plus ambitieux mais moins belliqueux qu'un 737).
Rallier Ngaoundéré par train est épuisant physiquement, idem pour Kousseri depuis Ngaoundéré où il faut se taper 715 bornes pour 11h de trajet dans la fournaise et la poussière omniprésente; pareillement, Kousseri et le Tchad voisin sont énormément demandeurs en produits frais hostiles aux terres de cette parties du pays où coulent pourtant à flot les billets de banques ; réhabiliter l'aéroport de Bamoungoum par Bafoussam semble être une nécessité désormais, ceci afin de ravitailler le septentrion en fruits et vivres frais (avocats, tomate, choux, haricots verts, patates, œufs, volaille, pommes de terre, etc.), idem en sens inverse (maïs, riz, sorgho, mil, blé, dattes, soja, miel, etc.).
C'est donc un boulevard d'opportunité qui s'ouvre devant la Camair Co à travers la création et l'exploitation de lignes commerciales domestiques, qui à elle seule peut permettre à la compagnie de se faire une santé financière stable, à condition de pratiquer du lowcost pour avoir le maximum de passagers fidèles mais surtout satisfaits de la qualité du service et de la ponctualité, seuls éléments qui pourraient décider des hommes d'affaires à ouvrir des grandes surfaces dans le septentrion et les autres villes aéroportuaires, en comptant sur les avions et vols de Camair Co pour s'approvisionner à temps.





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20 mai 2013
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