Un arrêt de travail ajourné

Malaise. Le personnel médico-sanitaire du Cameroun exige la prise en compte des revendications formulées depuis 2009.

La rencontre, vendredi dernier, entre le ministre de la Santé publique André Mama Fouda et les responsables des syndicats des personnels médico-sanitaires a ajourné le début du mouvement d'humeur dans les formations sanitaires publiques du pays. « Nous avons entamé des négociations avec le ministre de la Santé publique.

Nous avons une autre réunion cette semaine, précisément mercredi, et si nos revendications ne sont pas prises en compte, nous allons lancer le mot d'ordre de grève », a confié Balla Balla, président du Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (Synpems), joint au téléphone hier lundi.

Selon Effa Oyono, le secrétaire général du Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun, aucune revendication, sur les 16 que nous avons formulées depuis 2009, n'a jusqu'ici été prise en compte. Les 16 griefs portent entre autres sur la non prise en charge totale et gratuite du personnel de santé malade dans les hôpitaux publics, la suppression des quotes-parts et des gratifications au personnel malade ou en congés, la marginalisation des secrétaires généraux dans la prise des décisions, le paiement des quotes-parts aux personnels des autres administrations (affaires sociales), l'arrêt de paiement des personnels à situation précaire en cours d'intégration dans les hôpitaux, l'iniquité dans le partage des quotes-parts dans les formations sanitaires, la non application des textes dans la tarification des actes, l'âge de départ à la retraite et le renvoi des personnels en situation précaire à l'hôpital de Bafoussam. En 2010, un mouvement d'humeur a affecté les hôpitaux publics de Yaoundé, de Douala et de Bafoussam et les personnels de santé, qui s'étaient contenté d'un service minimum, ont présenté les 16 revendications au ministre de la Santé.

« A ces griefs se sont ajoutés ceux sur la signature des conventions collectives dans les hôpitaux de districts, les hôpitaux centraux et généraux et la contractualisation du personnel vacataire qui travaille depuis plus de dix ans dans les formations sanitaires », a indiqué Effa Oyono.