Moto taxis : La répression comme médicament contre l’incivisme
C'est au cours du Conseil de cabinet du mois de juin tenu hier à Yaoundé que le ministre des Transports a fait la proposition.
Le Conseil de cabinet du mois de juin, présidé par le Premier ministre - chef du gouvernement Philemon Yang, s'est tenu hier à Yaoundé. De nombreuses préoccupations de l'heure ont été abordées au cours des travaux. Dans son domaine de compétence, le ministre des Transports Robert Nkili a proposé aux membres du gouvernement présents l'introduction des tramways à Yaoundé et Douala, ainsi que la répression comme médicament contre l'incivisme des motos taximen.
En effet, malgré les lois établies par le gouvernement, seuls 10 000 chauffeurs de motos sur les 100 000 que compte la ville de Douala ont été identifiés. D'où le nécessaire emploi du revers de l'épée de Machiavel quant à l'administration de ce secteur. A titre d'exemple du bon fonctionnement de la répression sur les transports, le patron de ce département a cité le resserrement du contrôle de la gendarmerie sur les axes Yaoundé - Douala - Bafoussam - Yaoundé, comme facteur de réduction du nombre de morts des suites d'accidents de circulation.
Deux autres sujets majeurs ont également meublé les travaux. Le Conseil a été l'occasion d'évaluer la mise en œuvre de la stratégie de haute intensité de main d'œuvre (HIMO), qui a pour dessein d'assimiler le maximum de jeunes camerounais aux grands projets de l'Etat. Aussi, le phénomène des enfants de la rue a été passé au scanner. A ce propos, la ministre des Affaires sociales, Catherine Bakang Mbock, a affirmé que les actions menées jusque là en vue de l'éradication du phénomène vont bon train. A ce jour, des centaines d'enfants ont déjà été réinsérés en famille.

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